De fait, poème !
Accordé à ton prénom.
L’aumône offerte à cet amant
inénarrable...
Quatre lettres pour y mettre en musique,
Des notes,
Un sens à sa déraison.

Tout ainsi composé ;
Débordant la nuit, le temps, nos vies imparties ;
Sans attendre demain.
Contrevenant aux autels balisés ; Ce poème dressé en toute hâte.
T'offrant cette menue monnaie ; mon âme, que tu foulera sans doute d'un pas léger.
Indifférente

Qu’importe une âme alors !
Demain, les jours suivants ; d'aussi loin qu’il me soit donné de te voir ; accordant des vers aux voyelles de ton prénom, j''écrirai d'autres poèmes encore comme un roi défait déposant sa couronne à tes pieds.

Diriez-vous Poème ?
Et moi, je dis deux fois oui !
De fait, prestement, sans dédit, sans sursoit
Remisant tes porcelaines, tes bricoles d’esthète
Abandonnant ton lit, tes rêves, Séant
Vite !
De beau matin
Puisqu’il est convenu, pour toute image d’elle, qu'il le lui doit
Voilà le poète
Son ombre à peine plus discernable que le plus léger de ses caprices
Reprenant ses habits de barde
Ses pantalonnades
Trébuchant devant la beauté de Lola
Tant qu’à l’atteindre, d'un mot, oui, c’est elle qui le tient

Toi,
Rien !
De tous côtés
Indifférent
Ne pourrait faire que tu ai prise au vent.
Sourd au siècle, Aux muezzins cathodiques ; Thuriféraires au ventre plein de terre ; Appeaux à guerres et d'armes à vendre qu’ils soient du Levant où d'Occident.

Toi, tu t’es voué tout entier à transcrire une phonétique sourde
Un être secret
A collecter ce que tu sais d'elle au présent
Peau inentamée de voyelles nouées par l’épi floral de son nombril,
Chaque image d'elle te dicte un poème enveloppé de ses ferments.

En vrai, t'es fou amoureux d'elle et si elle le savait elle t'excommunierai !
Te vouerai aux gémonies,
Ferai un enfer du ciel sous lequel tu crois pouvoir abriter tes secrets,
Quels secrets en effet !
Des rêves,
Ton regard,
La couleur ambrée de ta peau,
Cet air perdu que tu prends quand tu médite,
Regardant le flux impassible des passants,
Imaginant que parmi eux forcément elle se trouve,
Qu'il suffirai de rester là au coin d'une rue, d'une place où à toutes heures tu t'égare et l'attends...

Note : poirier noueux, perdu au milieu des champs, transcende la brume

Note l’aube,
Bataille de moineaux piaffants sur le pas de ma porte...

Puis,
Plus tard,
Plus loin, le grincement lugubre d’un rideau qu’on relève poussivement dont le grésillement dérange les oreilles musicales d’un corbeau émettant un sien son proche croassement de protestation qui ne fait, itou, trembler l’atmosphère frileuse,
Opaque et laiteuse,
Enveloppante, dont se vêtent les immeubles alentours, ce matin, d’un gris manteau d’hivernales (ébauche sans apprêts sur un coin de table).

Refaire l’entame du poème avant de le représenter supposément à la férule de son regard…

.. a plus d'orgueil, même en se masquant, à suivre la course d'une étoile qui le mène insensiblement dans un ciel au sein duquel il n'est pas convié
Peut-être reste-t’il la nuit, anonymement, dut-il la contempler à l'affut,
Tant qu'à revenir vers elle,
Sans mots-dire,
Marouflé de peaux de bêtes
Sans que cela ne soit trop voyant de la suivre,
Trop, tant qu'à l'avouer tout de même
Ou bien l’excuse infatuée, cet improbable poème, pour couvrir le garçon désolé, regardant la muse dans sa peine nudité

Puis à l’aube, il plut ce jour là…
Le poète se réveilla se dictant à lui-même une ondée de vers,
les jetant en l’air,
jonglant avec les mots,
L’ode qu’il projetait d’écrire à sa muse depuis lors, semble-t-il, lasse...

Reprendre le fil des poèmes ; s’ouvrir les veines ; laisser couler un filet : ma sève, un ruisseau de vers filants ; une ode pour une reine ; des mots débordants, abondants un fleuve, irriguants ce désert déposé à sa traine en forme de suite nuptiale… (ébauche).

.. me fais eau-plate, lové au fond d'un verre, à contempler sur le bord d’une table, le plan incliné de l'univers.
Rien d’exaltant, ni de pétillant à fureter au fin fond des galaxies, d’un panache nébuleux, une étoile reine.

Ce matin, aucune aube ne semble s’être levée,
Pas le moindre indice que la nuit passée, elle serait enfin revenue.
Le néant m’embarrasse de mille façons.
Rien pour révéler, pas même d'un soupçon, les charmes dont est dotée, celle pour laquelle ces vers sont dédiés.

Dessinant un archipel ; des îles, une mer même par beau temps indocile,
Un continent à peine esquissé,
Rêveusement...
Ton inspiration prend racine dans une flaque d'huile d'olive,
Partie se ressourcer sur les rivages des muses d'où elle tire sa sublimité

C'est ce que je fais !
Je dis "Bonjour !" à la Dame ;
Me mouche le nez ;
Souris aux passants qui ont l'air tout étonné.
J'arbore un masque de circonstance dans une ville d'automates où tout y est exsangue et fantomatique.
Je courre les rues ; Fuyant sans ouvrir les yeux pour n'avoir aucune chance de me tromper.
Pas une passante pour m'illusionner.
Envie de m'envoler là-bas, où elle est ; au risque de l'impressionner.
Envie de m'enlever à l'obligation civile de plaire jusqu'à en pleurer..

Paris semble dépeuplé et pourtant il n'y manque rien. Tout à l'air dans l'ordre mais quelque chose cloche comme dans une horloge qui refuserai de donner l'heure.
Autour de toi : des automates avec le même sourire jovial sur un visage sans grâce. Le charme y est évacué. Un seul être manque. Celle qui y donnait la clef. Revenir à Paris sans avoir aucune chance de l'y rencontrer.
Envie de fuir sous des milliers de pages ; de rabattre la couverture sur ta tête et d'attendre qu'elle revienne enfin..

Il lui suffit de voir à la dérober comme un voleur épris ;
captif,
A revers de son miroir,
Ce qu’elle concède à disséminer dans le firmament digital ;
Les paillettes de l’auréole divine qui lui tient lieu de sert-tète,
Une photographie d’elle voilée de mystères en forme de rébus en tiroirs,
Pour que le voilà pris dans les rets numineux de Lola.

Amoureux fou de Lola…
Début du poème, perpétuellement recommençant, une poétique nouvelle..

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